• 0032-478-330622
  • info@predon.be
  • Sberchamps, Belgium
Permaculture Agricole
SylvaNova Network

SylvaNova Network

Logo moderne minimaliste pour un réseau d'amateurs en agroforesterie et jardins-forêts. Cercle simple avec un arbre stylisé, racines transformées en lignes de connexion, palette vert profond, brun doux et doré.

Au grès de nos rencontres, de nos voyages et de nos lectures, nous réalisons de plus en plus l’importance de préparer notre avenir et celui de nos enfants au travers d’un réseau de passeurs de connaissances et aussi et surtout d’un réseau de lieux, ancrés dans leur présent et destinés à construire des réserves génétiques adaptées à chaque contexte.

Or, le contexte climatique n’est pas certain tant pour nos régions tempérées Européennes (renversement de l’AMOC, fluctuations climatiques intenses,…). Ne parlons pas de la biodiversité qui est en train de s’effondrer et les services écosystémiques associés souffrent de l’absence de cette diversité nous laissant face, ici aussi, à des fluctuations et des risques de propagations de pestes et autres débordements. Enfin, la natalité et les espaces où l’être humain habite, respire, se nourrit se paupérisent voire deviennent pathogènes.

Il nous semble, dès lors et intensément nécessaire de créer des chaînes de réserves génétiques  et épigénétiques qui peuvent être mobilisées rapidement pour aider notre humanité à rester vivante parmi le Vivant. En effet, il faut du temps (rien ne sert de tirer sur une fleur pour la faire pousser) pour adapter des espèces aux conditions locales et aussi pour avoir des arbres matures qui portent l’expérience de leurs prédécesseurs.

Aujourd’hui, chaque sol, chaque microclimat, chaque vallée et/ou bassin versant est un microcosme qui est nécessaire à l’équilibre total. Ainsi, chaque lieu est précieux et mérite d’être visité, habité par les hôtes du vivant dont nous ne sommes qu’un élément. Il ne s’agit pas de concurrence, ni d’efficacité ou d’optimisation… Juste de la reconnaissance, de l’adaptation et de l’inclusion.

Cette robustesse est destinée à rencontrer les fluctuations et pas nécessairement à les plier à notre vision fatalement anthropocentrique. Cette robustesse se construit sur la complémentarité plutôt que sur la compétition simplement parce que cette dernière est beaucoup plus gourmande. Gourmande en énergie, en temps. La robustesse se déploie aussi mieux avec une grande diversité de milieux, d’acteurs et donc de sources de vivants. 

Ainsi, il nous semble indispensable d’aller chercher le plus grand nombre, ce que nous appelons « La multitude » pour permettre l’émergence d’une diversité de réponses. Et cela nous a mené à mobiliser les amateurs tant par la quantité mais aussi par les lieux qu’ils occupent dans la temps et dans l’espace. Rien ne peu remplacer le temps passé dans chaque recoin du territoire pour y poser des graines, les adapter, les multiplier, les stocker et ainsi construire un réseau varié et disponible. La nature est si bien faite qu’elle pousse ses membres à devenir robuste. Ainsi les arbres, depuis des milliards d’années ont trouvé bien de manières de se perpétuer.

Chaque jour nous émerveille. Que sont magnifiques les subtilités pour bouger, trouver sol nourricier. Et même lorsque le sol est ingrat, merveilleux sont les synergies, les inclusions coconstruites avec les champignons (endo et ecto), les bactéries et les myriades d’animaux pour préparer l’accueil du vivant. Des particules favorisant la pluie aux animaux imposants qui régulent et favorisent la robustesse, il y a plus souvent de la coopération que de la compétition.

Ainsi, nous pensons que la mobilisation, aujourd’hui du plus grand nombre d’amateurs (ceux qui ne vivent pas économiquement de leurs productions) est une voie qui nous semble royale pour préparer nos territoires, petits et grands,  aux fluctuations et à tenter de nous (re)mettre compagnon du Vivant. Nous pensons créer SylvaNova Network, un réseau d’amateurs qui œuvre à la préservation et l’adaptation génétique positive et la régénération des systèmes. Peu de concurrence étant donné que chaque région, chaque recoin avec ses flux climatiques, ses réserves d’eau, son sol et son sous-sol et évidemment sa pression humaine nécessite une adaptation de ses habitants. La communauté humaine serait bien inspirée d’apporter son soutient à cette véritable toile de diversités dans le simple but de préserver et d’améliorer les lieux qui nous accueillent.

Pour nous, notre attention se porte sur le Jardin Forêt. Il nous semble que la forêt qui généralement est l’état final d’évolution d’un territoire, nous semble particulièrement indiqué comme lieu de travail

Peut-on rendre la forêt « nourricière » ? La proposition du jardin-forêt

. En effet, nous expérimentons divers évolutions, adaptations de toutes les strates du vivant. En travaillant sur 4 dimensions, il nous semble être plus en phase avec ce que la nature à expérimenté. La forêt est un espace de jeu extraordinaire tant par sa beauté que par ses fonctionnalités d’autant plus qu’elle se prolonge non seulement dans les trois dimensions spatiales mais embarque la quatrième au delà de nos espérances de vie. Nous ne devrions pas avoir l’outrecuidance de penser que notre passage sur terre est la gauge de tout. C’est bien pour cela que notre société a oublié ses anciens et oblitère ses enfants. La vie est belle aussi parce qu’elle se termine, non?

Bref, l’objectif de SylvaNova serait de permettre à la communauté humaine de s’organiser pour nous préparer aux fluctuations par l’apport collectif au travail d’implantations, d’adaptations et de multiplications de ces magnifiques mécaniques négentropiques portées par le vivant. Il s’agit d’organiser non seulement le travail de sciences citoyennes mais aussi d’en imaginer le financement, la promotion… afin d’embarquer un maximum d’heureux facilitateurs que seraient les amateurs.

Nous pourrions aussi appeler le réseau « Arboris Vitae » ou Arbre de Vie ou encore « BioCrypta ».

Et puis, finalement, cette idée de construire un tissu local, hétéronome n’est-elle pas la solution qui conduit vers une pleine souveraineté non seulement des agriculteurs mais aussi des citoyens et territoires. Que peuvent faire les décideurs au service d’une minorité si les citoyens s’affranchissent de toutes ces chaines et deviennent libres. Ainsi, sans pouvoir continuer à récolter la sueur des paysans, le porte monnaie des citoyens, l’asservissement des décideurs, qui peut nous forcer à remplir leurs objectifs?