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Permaculture Agricole
Appel à projets « Projets alimentaires territoriaux » – Développement Durable

Appel à projets « Projets alimentaires territoriaux » – Développement Durable

Appel à projets « Projets alimentaires territoriaux » – Développement Durable

Il y a deux stratégies:

La voie citoyenne:

  1. L’une orientée vers les amateurs. Je ne sais pas si vous vous souvenez de la production des privés (amateurs) dans les pays de l’Est. Cette production, non seulement pléthorique, participait à l’essentiel de la nourriture des populations sous le régime Communiste. Aujourd’hui encore, les petites fermes (Pologne, Slovaquie, Hongrie, etc…) restent encore présentes reliquat de cette période et cela est toujours une source de souveraineté alimentaire locale.
  2.  Aujourd’hui, il me semble important de défendre et de favoriser la production des amateurs, simples citoyens, qui peuvent, par leur nombre retrouver une réelle souveraineté alimentaire et non pas une réitération d’un système qui doit changer de paradigme. Sans ce changement de paradigme (cf. Keller, Hamant, Jancovici, Barreau, etc…), cette souveraineté ne sera pas possible ou récupérée par le système agroalimentaire dont nous connaissons tous les dérives.
  3. Trois pistes simultanées se présentent: 

    1. La formation par un réseau, financé par la communauté, visant à proposer des techniques, des savoirs faires et être, un réseau de sources et un travail d’éducation permanente. Il s’agit de rendre accessible et/ou de partager des outils destinés aux particuliers mais aussi de créer un réseau (chemin des savoirs) pour chaque zone pédoclimatique avec, évidemment, les adaptations aux territoires. 
    2. La multiplication des sites de productions, en apportant des sources(graines, plantes, récupérations et réutilisation de matériaux susceptibles de servir aux sols, aux cultures), prêt d’outils, accompagnement par des professionnels,…
    3. Utilisation des amateurs pour créer des variétés susceptibles d’être des sources de nourritures (Riz de rivières, Théiers, Céréales jardinées, Protéagineux, Fruitiers adaptés dans une expérimentation suivie par le monde académique afin de diversifier pour une meilleure souveraineté.
Qui sont ceux qui sont les plus motivés sinon ceux qui ont la chance de posséder un petit coin de terre ?
Quel nombre est nécessaire afin d’atteindre une masse critique qu’il faut avec urgence constituer ?
Combien de divisions pour garantir la viabilité ?

La voie institutionnelle:

  1. Les structures institutionnelle existant, cette voie permet de profiter du réseau existant et des contacts (communes, provinces, région) pour initier une autonomisation en proposant des projets locaux (celui de Virton par exemple) où la SSA (Sécurité Sociale de l’Alimentation) pourrait-être expérimentée avec un partenariat Public-Privé (IDELUX par exemple et les industries du zoning) apportant une production collective pour les cantines, les industries par l’apport des personnes travaillant dans ces industries (avec une réduction d’impôt pour l’industrie) par le prêt de travailleurs (prévention du burnout et des risques psycho-sociaux, remise au travail des chômeurs,…)
  2. Le profil pédoclimatique du Luxembourg est très favorable à la massification des sites (territoires potentiels important). Cette orientation offre éventuellement à l’inter communale, l’opportunité d’être précurseur et moteur d’une réelle transformation et de l’autonomie des territoires.
 
Il serait même possible d’envisager des intersections entre ces deux voies par effet d’échelles. En effet, les formations dispensées par des professionnels (voire même des amateurs) pourraient servir aux amateurs et l’effet boule de neige offrir une accélération dans le processus de robustesse des territoires par de la science citoyenne. Il s’agit de rassembler les forces vives: agriculteurs, maraîchers, citoyens, scientifiques et institutions issues de nos efforts communautaires, sans pour les mettre dans des silos.
 
Qui est intéressé?
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